Fadouwa Ledhem, objectif 42 kilomètres 195

  • Auteur: Gaëtan Lefevre, rédacteur Olympe Santé Sport
  • Catégorie: Sport

Le 13 avril 2019, Fadouwa Ledhem est devenue championne de France du 10 000 m devant Floriane Chevalier-Garenne et Mélanie Doutart. L’athlète de l’EACPA est en train de vivre une année folle en remportant des titres, en intégrant l’équipe de France de demi-fond et en devenant professionnelle. Pour atteindre ces objectifs, Fadouwa a su prendre des risques, repenser son entraînement, modifier son alimentation et remanier son encadrement, notamment en intégrant l’équipe d’Olympe Santé Sport. Rencontre avec une athlète qui n’a pas froid aux yeux.

 

Fadouwa Ledhem, athlète de l’Entente Agglomération Cergy Pontoise Athlétisme (EACPA), vit une année incroyable. Fin octobre 2018, à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, elle est devenue la première athlète du Val-d’Oise à décrocher le titre de championne de France Élite féminine du semi-marathon en 1 heure, 14 minutes et 32 secondes. En avril 2019, elle récidive en devant championne de France du 10 km avec un temps de 34 minutes et 7 secondes. En quelques mois, l’athlète a changé d’univers ! Elle a quitté son travail et a tout misé sur une carrière de sportive de haut niveau !

Objectif 42 kilomètres 195

Octobre 2018, Fadouwa Ledhem est devenue championne de France Élite féminine du semi-marathon en bouclant les 21 kilomètres en 1 heure, 14 minutes et 32 secondes. Malgré ce beau résultat, l’athlète du Val d’Oise est déçue… pour deux minutes. La spécialiste du demi-fond ambitionne de passer sur marathon « avec un chrono intéressant », nous explique-t-elle. « Je souhaite me rapprocher des minimas pour les Jeux Olympiques. Pour cela, il faut que je sois capable de courir les 42,195 kilomètres en moins de 2 heures 30 minutes… et donc de terminer le semi-marathon en 1 heure et 12 minutes ». Deux petites minutes qui lui font encore défauts. Pas grave ! Fadouwa retentera sa chance sur un semi-marathon au mois de septembre. Puis elle devrait effectuer son premier vrai test sur marathon courant 2020.

L’objectif marathon oblige Fadouwa à repenser sa préparation physique et ses entraînements. Ainsi, l’athlète de Cergy-Pontoise va devoir « diminuer ses allures et augmenter la quantité au niveau du kilométrage ». Aujourd’hui, elle court à peu près 100 km / semaine, il lui faudra parcourir le double. « Il va falloir que je l’accepte. Et surtout augmenter la durée des footings en passant à des sorties de plus de deux heures. J’ai déjà commencé à allonger la durée de certaines sorties pour préparer mon corps aux 42 kilomètres ».

Une rencontre opportune avec Olympe Santé Sport

Pour atteindre un tel niveau, il est indispensable d’être accompagné. Et si possible, bien accompagné ! Tant financièrement que sportivement ! Cela n’est pas toujours facile. Surtout pour une jeune professionnelle qui arrive sur le circuit à 31-32 ans et qui découvre l’univers du haut niveau. Heureusement, Fadouwa Ledhem a su constituer une belle équipe autour d’elle. La marque Nike est devenue son équipementier. Son club, l’Entente Agglomération Cergy Pontoise Athlétisme, s’occupe de son entraînement, de sa préparation physique et lui finance ses déplacements sur les compétitions. Et hasard des choses, la fondeuse a croisé les chemins de l’équipe d’Olympe Santé Sport.

Fadouwa a découvert Olympe Santé Sport, situé à Antony dans les Hauts-de-Seine, lorsqu’elle cherchait un centre de cryothérapie corps entier proche de son domicile. « J’ai immédiatement été conquise par le centre. Il est super complet ! Avec plus d’équipements qu’à l’INSEP ! J’ai donc contacté le responsable afin de savoir s’il pouvait m’accompagner dans ma préparation sportive au long terme ». Séduit par la motivation de l’athlète, l’équipe d’Olympe Santé Sport a tout de suite adhéré au projet. Et le hasard fait plutôt bien les choses puisque, quelques semaines plus tard, sur le semi-marathon de Paris 2019, l’athlète se blesse. Elle est immédiatement prise en charge par l’équipe médicale d’Olympe Santé. Rapidement, elle passe ses examens, consulte les médecins et travaille avec l’équipe de kinésithérapeutes. En quelques semaines, elle retrouve les pistes d’entraînement. « C’est quand même un peu grâce à eux que j’ai fait un titre au championnat de France », nous dira-t-elle. Dans la foulée, l’athlète qui souhaitait partir en stage à Font Romeu décide finalement de rester en région parisienne proche de ses coachs de Cergy-Pontoise et du centre d’Olympe Santé Sport.

Fadouwa poursuit ses entraînements sur piste par des séances de PPG à Olympe Santé Sport.

Rien n’est laissé au hasard

Au centre d’Olympe Santé Sport, Fadouwa a surtout profiter de la cryothérapie corps entier et des mains expertes des kinésithérapeutes. Elle y a également trouvé une équipe médicale réunie dans un lieu unique : imagerie, médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes, nutritionniste, etc. « Maintenant, je suis assez sereine. Je sais que si j’ai un problème, je peux appeler et être immédiatement prise en charge. » L’athlète souhaiterait également poursuivre sa préparation physique dans les locaux du centre sport-santé d’Antony et profiter des équipements high tech comme la Thermo Training Room et la chambre à hypoxie. « Je pense utiliser la salle chauffée pour mes étirements, travailler en chambre à hypoxie et compléter mon programme de PPG (préparation physique générale) dans le complexe sportif d’Antony où je suis bien encadrée. Olympe Santé Sport est un centre de performance unique : pour récupérer, pour la préparation physique et pour se soigner. C’est un tremplin pour atteindre la performance ! »

Fadouwa va aller jusqu’au bout de son idée et mettre toutes les chances de son côté. Depuis peu, alors que « son corps est devenu son outil de travail », elle a fait le tri dans son frigo et dans ses placards pour modifier son assiette. Obligée de manger entre deux réunions lorsqu’elle était salariée, elle fait maintenant beaucoup plus attention. Elle a supprimé les produits laitiers et les fromages qu’elle ne digère. Elle a diversifié son assiette, elle est passée aux céréales complètes, elle privilégie les cuissons à la vapeur. Elle ne boit pas d’alcool, elle a remplacé les sodas par de l’eau et consomme peu de sauce. Pour être aidée dans sa démarche alimentaire, elle a été voir une nutritionniste. Aujourd’hui, la cuisine lui prend beaucoup de temps, mais lui procure également beaucoup de plaisir. L’athlète sait aussi prendre du recul, « ne pas être dans l’extrême et se faire plaisir… même si c’est toujours surveillé ». Ce programme nutritionnel l’aidera surement à atteindre ses objectifs sur marathon.

Avec Fadouwa Ledhem, Olympe Santé Sport a rencontré une athlète courageuse et ambitieuse, avec un beau projet, mais surtout portant un regard très intelligent sur la performance. Nous ne doutons pas qu’elle arrivera à ses objectifs de moins de 2h30 sur marathon.